25/11/2011

Article 24 : Éducation

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Les questions suivantes sont extraites du rapport de l'IDA (International Disability Alliance) : « DOCUMENT D'ORIENTATION- De l'usage effectif des Mécanismes Internationaux de contrôle et de suivi des Droits de l'Homme pour la protection des Droits des personnes Handicapées ». Elles sont simplement destinées à vous orienter dans votre réflexion.

Votre témoignage ne doit pas obligatoirement s'appuyer sur ces questions.

Merci de répondre en précisant si vous êtes vous-même en situation de handicap, parent, proche, professionnel en laissant un commentaire à cette note ou en imprimant et renvoyant votre témoignage à l'adresse indiquée.

  1. Existe-t-il des enfants handicapés qui sont considérés comme "inéducables" ou contraints de fréquenter des écoles spéciales en raison de la nature et de la gravité de leur handicap ?
  2. La loi sur l'enseignement général veille-t-elle à ce que les enfants handicapés puissent accéder à tous les stades de l'enseignement ordinaire et reçoivent le soutien nécessaire au sein du système d'enseignement général pour faciliter leur éducation effective, y compris les aménagements raisonnables, quand ils le demandent ?
  3. Y a-t-il des enfants qui sont obligés d'utiliser des traitements (y compris des soins psychiatriques) ou de subir un traitement médical comme condition pour recevoir une éducation ?
  4. Les étudiants en situation de handicap ont-ils accès au soutien nécessaire dans l'enseignement universitaire ?
  5. Les enfants non-voyants, sourds et sourds et non-voyants ont-ils accès à l'éducation en Braille, en langue des signes et à l'aide d'autres méthodes de communication, y compris les modes, moyens et formes de communication améliorée et alternative ?

    Commentaires

    A ce jour, en France , le personnel des écoles " ordinaires " n' est absolument pas formé pur accueillir des enfants différents, de plus certains Inspecteurs ne veulent pas plus d' un enfant handicapé par classe! .
    Les AVS se font de plus en plus rares, et sont remplacés par des EVS non formés avec des contrats à durée déterminée ( 3 x 6 mois ), voir dans l' enseignement privé sous contrat on supprime des AVS en demandant aux écoles de pouvoir par eux mêmes !
    2012 grande cause Nationale , très bien mais plus de promesses : des actes . C' est que méritent nos Enfants .

    Écrit par : LMTHA | 24/01/2012

    Soit, les enfants handicapés sont de plus en plus souvent accueillis à l'école, et principalement à l'école maternelle... mais les enseignants ne sont pas formés. Et même si le bon sens suffirait parfois à aider ces enfants, certains professeurs des écoles se sentent démunis, remis en cause dans leur professionnalisme, et l'aide proposée par les parents leur semble intrusive. Pour certains encore l'école maternelle n'est pour eux (handicapés mentaux, autistes) qu'un lieu de socialisation et non d'apprentissage.
    Afin d'aider au dépistage et à la prise en charge des jeunes enfants handicapés, la formation des enseignants est une urgence ! Elle n'empèche pas bien sûr le recrutement, la formation et la perénisation des AVS.
    La formation des psychologue scolaire semble aussi devoir être mise à jour : nombre d'entre-eux se sentent investis d'un pouvoir et d'une science qu'ils n'ont pas. Ils ont bien souvent des oeillères et sont rarement à l'écoute des parents... qui fréquentent ces enfants au quotidien.
    Les réponses proposées par la MDPH en terme de scolarisation sont souvent les mêmes, standardisées, et les prises en charges différentes rejetées par les enseignantes référentes : "on ne connait pas !" (vécu !).
    L'Education Nationale ne s'est pas préparée à l'accueil des enfants handicapés, les enseignants spécialisés sont de moins en moins nombreux. Il y a du pain sur la planche !

    Écrit par : PROKOPOWICZ | 06/02/2012

    L'intégration dans le milieu ordinaire doit être la règle, et non l'exception, comme le prévoit la loi de 2005, mais cette intégration doit réellement s'accompagner de tous les moyens de compensation du handicap nécessaire à cette intégration. Pour cela, il faudrait créer et pérenniser de vrais métiers d’accompagnement, avec des personnels formés et qualifiés, alors qu'à l'heure actuelle les AVS, auxiliaires de vie scolaire, sont des personnels précaires et non qualifiés. Se pose aussi la question de l'accessibilité des bâtiments scolaires et universitaires. Et des moyens de compensation des handicaps sensoriels (visuel, auditif), mentaux et psychiques, donc les moyens d'éducation en langue des signes, en langage parlé complété LPC, en braille, ...
    Rien n'est prévu pour l'accompagnement périscolaire.
    Il faudrait faciliter les parcours universitaires des personnes en situation de handicap en étendant le dispositif des Auxiliaires de Vie Scolaire à l’enseignement supérieur.
    Il y a encore de trop nombreux enfants handicapés en France qui n'ont accès à aucune éducation et aucune scolarité, ou alors avec des temps trop limités.

    Écrit par : Odile MAURIN | 18/03/2012

    Accéder à l'Ecole maternelle,rien qu'à mi-temps, ce fut un combat.Et maintenant,quelques années +tard, c'est avoir une AVS.La MDPH dit oui à 100%; mais sur le terrain, jusqu'à la rentrée scolaire, la question de sa présence ou non va tourner dans la tête pendant 2 mois de vacances...Ouf, elle sera là, mais pas "à 100%". Manque de moyens.
    Et pour la sortie du collège, on se heurte maintenant au logiciel d'orientation.Fi de l'esprit volontaire de l'élève, qui se bat pour réussir un projet scolaire, en même tant que de combattre un handicap !
    Même avec des points bonus-handicap, il vaut mieux viser un CAP, qu'un BAC professionnel dans la même branche de métier, car le logiciel-orientation risque de vous envoyer à un lycée encore + éloigné...comme s'il n'y avait pas assez d'obstacles à franchir.Pour les lycées comme pour les internats, pas de places prioritaires.
    Pourtant, c'est une mesure + facile à mettre en place qu'une classe ULIS.
    Les dossiers d'élèves handicapés devraient être traités ou re-traités "à la main" pour tenir compte des lieux des soins en cours ou à venir, de la distance du domicile (les parents sont des ressources humaines importantes pour ces élèves), des moyens de transport existants ou non, et pratiques ou non,existence d'un internat ou non, etc.
    Oui, des places prioritaires, et pas que sur les parkings de l'Ecole; mais dans l'Ecole.
    Et merci pour cette possibilité d'expression.

    Écrit par : cheyrezy | 20/03/2012

    les avs i ou co sont indispensables pour nos enfants et pourtant, il n'y a pas de formation , pas de statut et on diminue leurs heures ( 20h dans la clis de notre fille), voire on les supprime carrément; après , non vous répond qu'on ne peut pas intégrer votre enfant!!! on a parfois le sentiment que l'éducation nationale fait tout pour contourner la loi handicap et trouver tous les pretextes pour ne pas accueillir d'enfants différents...

    Écrit par : buisson | 29/06/2012

    Bonjour je suis maman d'une fille de 12 ans diagnostiqué dyslexique, dysorthographie et dyscalculie et ayant aussi un problème de mémoire. J'ai demandé si elle ne pouvait bénéficier d'un ordinateur avec les logiciels approprier vu ses difficultés à recopier et écrire. La personne qui m'a reçu la MDPH m'a dit qu'elle doit voir un ergothérapeute avant. Elle entre en septembre jusqu’à ce jour rien. En faite en tant que parent on doit se battre pour tout.
    Merci de vous préoccuper de nos enfants

    Écrit par : GARRET | 24/08/2012

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