25/11/2011

Présentation de la consultation

En février 2010, la France a ratifié la Convention des Nations-Unies relative aux droits des personnes handicapées et son protocole facultatif. Celle-ci est entrée en vigueur en mars 2010. Cette Convention a pour objet de promouvoir, protéger et assurer la pleine et égale jouissance de tous les droits humains et de toutes les libertés fondamentales par les personnes handicapées. Elle a un caractère contraignant.

L'article 35 dispose que les Etats parties doivent présenter un rapport au Comité pour les Droits des Personnes Handicapées. Sur la base de ce document, ce comité émet des recommandations pour une meilleure mise en œuvre de la Convention dans le pays. La France devrait déposer son rapport en mars 2012, deux après la mise en vigueur.

Les personnes en situation de handicap ont été durant trop longtemps exclues du processus de prise de décisions les concernant.

Aujourd'hui, la Convention prévoit d'associer la société civile, en particulier les personnes handicapées et les organisations qui les représentent au suivi de l'application de la Convention en France (article 33. §4).

Le CFHE a été mandaté pour rédiger un rapport parallèle qui sera envoyé au Comité pour les Droits des Personnes Handicapées. Ce rapport doit être remis au plus tard six mois après le rapport de l'Etat

Pour que ce rapport reflète la situation concrète des personnes en situation de handicap, nous avons besoin de votre témoignage ! Nous lançons donc une grande consultation jusqu'à fin octobre 2012.

Vous avez la possibilité de témoigner de votre expérience sur les différents thèmes abordés par la convention, qui sont des préoccupations de notre vie quotidienne à tous. Faites-nous part de vos recommandations et de vos propositions pour réduire les écarts entre les droits garantis et la réalité de la vie quotidienne des personnes en situation de handicap.

Si nous ne pouvons pas répondre de manière personnalisée à vos commentaires, ceux-ci seront considérés avec la plus grande attention et vos préoccupations seront prises en compte dans la rédaction du rapport parallèle.

Votre contribution est indispensable pour mettre en œuvre la Convention des Nations Unies et améliorer les droits des personnes handicapées en France !

> Merci de déposer votre témoignage en cliquant sur "commentaires", à la fin de la thématique que vous souhaitez aborder (éducation, emploi, mobilité...).  Les thèmes sont indiqués dans la colonne "catégories" se trouvant sur la gauche de la page ; il suffit de cliquer dessus pour aller lire et commenter le thème !

Commentaires

Mon fils Guillaume âgé de 29 ans, schizo-affectif, diagnostiqué en octobre 2010, vit seul dans son studio. N'étant pas autonome dans sa vie sociale, j'assure les tâches domestiques, ses rendez-vous médicaux, ses courses, son budget. Je ne suis pas une professionnelle de santé et ne fais pas forcément ce qu'il faut, alors pourquoi ne lui attribue-t-on pas le service d'aide à la vie sociale demandé en décembre 2010 à la MDPH afin de lui garantir une meilleure stabilisation de sa maladie ? Guillaume a une formation de graphiste et souhaite continuer à travailler dans sa branche mais comment prétendre à un poste adapté alors qu'il attend la RQTH demandée en décembre 2010 ? Voilà un jeune homme, conscient de sa maladie, que le système enferme au lieu de lui permettre de s'ouvrir... Entre les droits garantis et la réalité il y a là contradiction

Écrit par : FORESTIER Joëlle | 08/12/2011

bonjour , j attire , votre attention sur le fait que moi meme handicapé à plus de 50% reconnu par la cotorep et bien messieurs , je n 'ai droit à rien du tout meme pas au travail car je n'ai pas de papier, donc messieurs ils faut que les personnes handicapés etranger sans papiers soit régularisés en priorité le plus tot possible !! merci

Écrit par : abdelmoumene | 13/12/2011

Parents d'une enfant de 8 ans , avec trisomie 21 , nous sommes confrontés a de la discrimination de la part du systeme scolaire .
Notre fille n'était acceptée qu'une heure par semaine a l'école .
Après bataille ,nous sommes arrivés au bout de deux mois a obtenir qu'elle soit scolarisée les matinées entières .

Le droit a l'égalité des chances , a compensation du handicaps pour une scolarisation ordinaire sont bafoués .

Le projet de vie déposé a la MDPH n'est pas respecté puisqu'on essaie de nous imposer une orientation en IME que nous ne souhaitons pas ...

Les parents d'enfants avec handicaps ne sont plus considérés comme aptes a exercer leur droit et devoir parentaux , puisque les institutions ou administrations s'octroient le droit de décision ...

Nous sommes révoltés , degoutés ...comme tant d'autres malheureusement ...!

Famille Rollin

Écrit par : Rollin | 15/12/2011

bonjour,je travaille dans un IME pour enfants polyhandicapés. ils sont 70 mais il n'y a qu'un seul professeur des écoles qui exerce à mi-temps ! qu'en est il du droit à l'éducation quand ceux qui ont le plus besoin son les moins bien servi ?

Écrit par : alounette | 17/12/2011

je suis une personne handicapée à 80%, je tiens encore sur mes jambes, atteinte d'une maladie neurologique rare, hériditaire,j'ai du faire un recours en droit auprès de la CAF car mon logement autonome est à la même adresse que celui ma mère aidant familial. Je n'ai pas encore le résultat. Mais dans une maladie héréditaire évolutive,actullement sans traitement, l'autonomie des personnes doit être défendue : cpam, caf, transports, etc...Il devient de plus en plus difficile de trouver une ambulance sans transport couché, elles n'ont pas l'agrément de la préfecture réservé aux grosses entreprises.

Écrit par : Emeline Mathieu | 18/12/2011

Mère d'un fils de 21 ans diagnostiqué "état limite" depuis l'âge de 14ans ; je constate à la fois un manque de moyens et surtout de synergie entre les différents acteurs criant.
Les familles subissent dans ce domaine une triple peine car elles doivent non seulement faire le dieu d'un enfant bien portant mais aussi se battre au quotidien pour la prise en charge de leur malade et de plus subir pour beaucoup un réel isolement social.
En France ;la problématique du handicap psychique ne fait pas l'objet d'une véritable politique alors qu'elle représente un vrai enjeu de santé publique .

Écrit par : REVIRON-FOYATIER | 07/01/2012

Mon fils 37 ans diagnostiqué schizophrène (suivi par un psychiatre hospitalier) ne prend pas son traitement régulièrement ce qui occasionne des désordres dans sa vie professionnelle (il travaille à mi temps)et dans sa vie entraînant des dépenses inconsidérées. Il vit seul dans un studio. Mais, lorsqu'il ne se rend pas à la consultation mensuelle psychiatrique, aucun soignant ne s'en inquiète. Il est laissé livré à lui-même et je dois sans cesse le remettre sur les rails. Sans mon insistance il aurait perdu son travail et serait dans la rue. Pourquoi les soignants ne mettent-t-ils pas en place un suivi adapté qui éviterait des rechutes entraînant des désordres et des coùts financiers lorsqu'il y a des réhospitalisations (ce qui s'est produit + d'une dizaine de fois)?

Écrit par : ALIX | 12/01/2012

Je suis maman d'une jeune fille de 29 ans traumatisée crânienne à l'âge de 18 ans dû à un accident de scooter en revenant de son travail. Elle reconnu 100% dépendante. Je l'ai prise à la maison car placée dans une maison de retraite à sa sortie de l'hôpital, elle était laissée à l'abandon dans la catégorie "légume"
Voilà 6 ans qu'elle est rentrée à la maison et grâce aux nombreuses stimulations, mon enfant a fait d'énorme progrès. Seulement les mamans ne sont jamais assez soutenue ni aidée. Ma fille ne fait rien seule, tétraplégique,incontinente,nourrie par gastrostomie. Crise d'épilepsie, encombrement bronchique, elle nécessite une attention de 24h sur 24h. Malgré tout çà Joëlle comprend tout ce qu'on lui dit et demande de faire. J'ai décidé de continuer à travailler et j'ai l'aide de 2 auxiliaires de vie qui interviennent du lundi au vendredi de 8h à 18h .Les aides humaines me sont refusées les samedis et dimanches
C'est maman qui assume mais au bout de 6 ans, j'avoue que je n'ai plus de loisirs, ni de repos et j'arrive au bout du rouleau
OUI AU MAINTIEN A DOMICILES DES PERSONNES HANDICAPEES OU AGEES
MAIS FAUT-IL ENCORE LEUR EN DONNER LES MOYENS ET LES SOUTENIR

Écrit par : POINSIGNON | 17/01/2012

Mon fis agé de 22ans, tétraplégique depuis ses 18 ans, un moral d'acier pour essayer de concerver une vie sociale, mais chaque projet est galère pour pouvoir accéder aux lieux, renonce bien souvent à rentrer dans un magasin, un bar à cause des marches, contraint la plupart du temps à dormir dans des hotels lorsqu'il veut voir ses copains, la famille (la plupart des logements lui sont inaccessibles), roule en fauteuil sur la route car les trottoirs sont trop étroits, encombrés, cabossés. Nous avons vécu un cauchemard un jour : stationnés en parking souterrain dans une galerie marchande, il a été obligé de se transférer à trois reprises et changer de place de parking sur trois étages différents avant de trouver l'ascenseur en état de marche. Que dire des frais occasionnés par son handicap : un fauteuil semi-électrique compte tenu de son handicap atypique pris en charge à seulement 70% parsqu'il ne rentre pas dans les critères...

Écrit par : marilyn | 18/02/2012

bonjour

mère d'un ado de 15 ans je puis amener ce témoignage qui rejoint malheureusement les autres
isolement social, aucun soutien, bataille juridique, ....
mon ado est déficient visuel, dyspraxique, dyscalculique et dysgraphique.
à l'origine le médecin scolaire n'avait pas diagnostiqué la déficience visuelle et indiqué 10/10 à chaque oeil 1ère bataille contre l'éducation nationale et contre l'ex cdes car au final il avait 5 et 4/10 !! si j'avais écouté les professionnels mon fils se serait retrouvé dans un établissement pour déficient mental .... (j'ai la notification !) bataile continuelle jusqu'à sa scolarisation en école privée qui l'a soutenu et nous aussi parents mais toujours sur le qui vive avec des réeducations non prises en charge par la sécurité sociale ni la mdph
dernière procédure en date vis à vis de la mdph la vue de mon ado a encore chuté à 1/2 dixième d'un oeil et 1/10ème à l'autre ... et bien son taux de handicap a aussi chuté passant de 80 à 50% !! si cela pouvait être vrai et qu'en diminuant son taux de handicap il soit moins handicapé !! mais non ! rebelote et TCI qui indique que la décision de la MDPH est plus qu'étonnante rectification a été faite !
je suis épuisée de me battre continuellement contre la mdph, et les différentes institutions ! et puis quand est ce que l'état va payer sa contribution financière aux mdph pour que ces dernières puissent fonctionner sereinement et avec des personnels réellement formés au handicap ?????

merci de m'avoir lue

Écrit par : muller | 22/02/2012

handicape a 80% , paraplegie . la moindre des mesures serait l'accessibilite a 100% de TOUS les batiments et services publics, transports inclus. conserver la prise en charge des personnes handicapes par les services publics en aeroport et gare, reduire les prix et assurer la prise en charge 100% des traitements medicaux,reduire les delais de justice en cas de litige dans les indemnisations d accidents, assurer un revenu minimum decent superieur au seuil de pauvrete svp... ca coute trop cher d etre handicape...

Écrit par : xavier | 22/02/2012

Article 27 (le travail)
Réunion du 2 mai 2012
- Avoir un « vrai contrat », un « contrat normal » (CDD, CDI), c’est un peu comme tout le monde, comme les autres. Les professionnels aident à trouver un contrat. La question de la difficulté à trouver un contrat de droit commun est soulignée : « on a du se battre ».
- Etre en contrat avec un SAT : pas d’embauche par l’entreprise pour des questions d’argent, même après plusieurs années de travail dans l’entreprise.
Je pourrais avoir un vrai contrat car je sais ce que je dois faire et ils savent ce que je sais faire.
- Vouloir et pouvoir changer de travail quand on le souhaite. Quand on est en CDI on peut faire ce travail toute la vie. D’autres ne s’imaginent pas dans leur emploi actuel toute la vie. Comment faire quand on veut changer de travail ? On peut changer de travail, même quand on est en CDI. On peut aussi être licencié.
- La différence entre stage et travail : le salaire n’est pas évoqué. Il est plutôt question de grandir et de devenir adulte.
- Différence entre droits et devoirs. Il faut être poli, dire bonjour...
- Le droit aux vacances : quelqu’un s’occupe de mes vacances : je choisis et j’informe. On choisit avec les collègues, pour qu’il y ait toujours quelqu’un au travail. On me dit combien il m’en reste.
- Le salaire : je ne le connais pas par cœur, mais je suis content. Ca monte et ça descend. J’ai une fiche de paye tous les mois au SAT. Je suis gênée car je n’ai pas la même fiche de paye que mes collègues de l’entreprise ; moi c’est une fiche de paye du SAT.
- Temps plein – temps partiel : Avec un temps plein, on n’a pas assez de temps pour les loisirs. Au CAT j’avais un temps plein, c’est pour ça que j’ai changé. Je suis obligé d’être à temps partiel car l’entreprise n’a pas assez d’argent.


Article 27 (le travail)
Réunion du 16 mai 2012

Si on a un problème au travail, à qui en parler ?
- « Moi, si j’ai des soucis, j’en parle avec ma patronne. On met les points sur les i. »
- « On en parle avec les parents »
- « j’appelle le S.A.T. »
- « si j’ai des problèmes, je pars. »
- « Les collègues peuvent me défendre.»
- « Les anciens peuvent aider. »
- « Il y a une dame qui m’a aidé dans ma formation. »
Est-ce que vous savez ce qu’est un délégué du personnel ?
- « Moi, j’ai été délégué de classe. On aide les autres élèves. Il y a la réunion des délégués et on parle des choses qu’on doit faire pour les améliorer. »
- « il y a des délégués chez les étudiants. Un délégué, c’est un porte- parole, il a un suppléant. »
- « Au S.A.T. il y a un délégué, un président, un vice-président et un secrétaire »
A quoi ils servent ?
- « On peut faire les élections. »
- « Il m’a appris ce qu’était le SMIC »
- « c’est le chef de cuisine. »
Vous savez ce qu’est un syndicat ?
- « Non »
- « Moi, je suis allé à une manifestation avec ma mère.»
Pourquoi on manifeste ?
- « Quand on n’est pas d’accord, on râle. »
- « Je voulais y aller contre la vieillesse, mais le directeur du lycée il a dit non. »
- « moi j’y suis jamais allé. »
On passe au point suivant, la formation au travail.
- « On peut faire des formations, moi j’ai fait une formation sur l’agro-alimentaire en même temps que le travail. »
- « Les journées seraient trop longues si on fait une formation en plus du travail. »
- « Ma collègue est partie, elle en avait marre, elle a préféré faire une formation patrimoine et elle a gardé son travail ».
- « Moi je voudrais faire une formation de Fenwick (cariste) mais j’ose pas le dire à mon chef. Des fois, je regarde comment il fait, celui qui conduit le Fenwick»
- « A la fin, je veux apprendre quelque chose en plus de mon travail ».
- « Plus tard, je veux faire le courrier. »
- « Je veux aider les personnes défavorisées .»
A qui peut-on demander si on veut faire une formation ?
- « A mon chef, il veut pas. »
- « Je sais pas »
On passe au point suivant, avoir un espace de travail approprié.
- « Moi j’ai un plan de travail .»
- « Mon collègue, il me laisse un petit endroit pour travailler ».
- « L’espace de travail, c’est le poste de travail. »
- « Parfois, j’ai du mal avec les sols et les nappes, avec les grosses gamelles en plus. Il faut que je frotte encore plus et j’ai mal à la nuque. Je peux pas porter quand j’ai mal.»
- « Moi, j’ai un espace de travail approprié, je travaille contre le mur, ça va bien. »
- « J’ai une filmeuse pour fermer les colis, au début c’était difficile. »
Vous travaillez debout ou assis ?
- « Je suis debout. »
- « quand le chef arrive, il faut être debout. »
- « S’il y a beaucoup de travail, on court. »
Avez-vous acquis de l’expérience dans votre travail ?
- « Je sais mieux faire les gâteaux les recettes. »
- « Maintenant, je sais mieux faire. »
- « Après mon travail, je suis fatigué, avant j’étais plus fatigué. »
- « Avant j’étais lent et maintenant ça va mieux. »
- « J’avais du mal à éplucher les carottes. Maintenant c’est mieux.»
- « Je sais pas mettre les nappes comme il faut, la dame était en colère, j’ai rien dit. »
Et comment peut-on mettre en valeur cette expérience ?
- « Je travaille plus vite qu’avant. »
- « Je suis moins fatigué. »
- « Ma patronne est contente, je travaille bien. »
Dernier point, le travail forcé et l’exploitation des personnes…
- « Il faut que le travail soit payé. »
- « Les personnes, elles font comme les autres. »
- « Quand j’étais ici (au S.A.T.), je regarde ma fiche de paye. J’ai plein de fiches de paye. »
- « Avant de ranger, il faut regarder les congés, les salaires, les heures que j’ai fait. »
- « Dans les autres pays, ils ont pas le droit de forcer les enfants handicapés à travailler. »
Et en France ?
- « c’est pareil, ils ont pas le droit ».
- « En France, on paye. Dans les pays pauvres, ils peuvent pas payer. »
- « Au S.A.T., ils calculent mes horaires. J’ai le papier. Je regarde toujours les congés en premier, et l’argent aussi, c’est important. »
Et si vous faites des heures supplémentaires ?
- « Elles sont payées. »
- « Je trouve que c’est bien, mais ma patronne, elle n’a pas beaucoup d’argent. Je reste en plus, c’est juste pour l’aider. Moi, j’ai pas le papier des heures. »
- « Quand il y a des heures en plus je récupère et des fois il faut que je travaille plus pour récupérer des heures. C’est normal. »
Commentaire des animateurs
L’impression globale de cette discussion est que les personnes présentes sont contentes de leurs conditions de travail, de leur salaire, de leur entourage professionnel. Il semble aussi qu’elles sont assez peu revendicatrices, qu’elles n’osent pas trop demander de formation. L’amalgame entre formation initiale et formation continue est fréquent. Elles restent vigilantes à en pas être exploitées mais voient plutôt cela pour les autres, dans les autres pays.

Écrit par : trisomie 21 loire | 31/05/2012

Art 14 : Etre Libre et ne pas être en danger.
Réunion du 18/04/12
Qu’est ce que ça veut dire être en danger ?
- Les transports
- S’il y a bagarre – je me sens en danger. Un jour j’osais pas rentrer chez moi quand il y avait une bagarre – j’ai regardé avec mon tel à la main.
- Je ne crois pas être en danger.
- Il faut combattre la violence.
Dans les transports ?
- Une personne saoule dans le tram est tombée sur moi, j’étais en danger – j’ai paniqué et j’ai pleuré. ( plus tard nous reviendrons sur les intentions…. )
- Il faut faire attention où l’on se met dans le tram.
- Dans le tram – j’ai peur qu’on se moque de moi.
- Quand, il y du monde ce n’est pas facile.
Pour l’argent aussi …
J’ai peur que l’on me demande de l’argent et qu’on me force …
Quand on touche le corps…
Une personne qui me met la main sur la cuisse – j’ai pas aimé.
Un type qui arrête pas de me toucher les fesses.
Il y a aussi quand on traverse la route, les automobilistes qui roulent trop vite et les aménagements qui sont mal faits.
Etre Libre c’est :
- C’est voir son chéri
- C’est faire nos vies
- C’est être seul chez soi ou bien à deux
- C’est pouvoir sortir : aller au restaurant, voir les concerts, au cinéma, en boîte de nuit, faire des loisirs.
Y – a –t-il des choses que vous ne pouvez pas faire ?
- On ne peut pas être violent c’est interdit.
- Je ne peux pas aller voir la police. ( la police étant perçue comme du repressif)
On reprend sur être libre ….
Je n’aime pas qu’on me force quand je n’ai pas envie.
C’est aussi, gérer son temps, son emploi du temps, faire ses loisirs.
C’est pas les autres qui doivent gérer- ce n’est pas quelqu’un qui choisit à notre place. Je veux choisir tout seul.
Commentaire des animateurs sur le déroulé des échanges :
- Une surprise sur la rubrique « quand on touche mon corps », les événements relatés semblaient pas forcements fréquents mais pas non plus à la marge. Surprise que c’est éléments jaillissent là avec un décalage dans le temps. De fait, la remarque est la somme de ses « incivilités et même délits » qui peuvent devenir difficile à vivre pour les personnes. Il faut aussi remarquer que les autres ne sont pas perçues comme une ressource. Et que des comportements comme « crier » - Siffler – Hurler – même dans des situations « dangereuses » sont peu pensables …
- Le groupement de personnes apparaît comme dangereux.
- L’intention des interlocuteurs difficile à définir au-delà des mots et des comportements.
( entre l’homme saoul qui trébuche et le jeune homme à l’ipod …)
- Le c’est moi qui gère est revenu plusieurs fois tout en convenant que gérer c’est choisir et choisir c’est pouvoir dire Oui et Non et là c’est bcq plus difficile…

Écrit par : trisomie 21 loire | 31/05/2012

Bonjour,
Ma fille a été diagnostiquée tardivement à l'âge de 7 ans avec une anomalie du chromosome 15q11.2-15q13.3. Aucun cas d'adulte et pas de recul pour que cela devienne un syndrome. Le généticien n'a aucune solution et nous a demandé d'avancer à tatillon. Situtation pas évidente pour des parents devant une maladie orpheline mais cela peut être gérable en consultant divers spécialistes pour nous aider à comprendre et faire ce qu'il faut.

ma fille suit une scolarité normale avec une AVSI 12 h par semaine. Cela a été possible car la maîtresse et directrice est très compréhensive, on habite une petite commune.

On a commencé par des séances d'orthophonie, qui nous a conduit à des séances de psychomotricité, puis une psychologue comportementaliste car ma fille a des troubles similaires à l'autisme et suite à la visite en classe de la psychologue comportementaliste nous avons été dirigé vars un ergothérapeute qui a diagnostiqué des troubles dyspraxiques visuo spatial. Donc ma fille a besoin d'un ordinateur en classe car elle ne peut pas écrire, des séances avec l'ergothérapeute et des séances avec un orthoptiste. Ca fait beaucoup de spécialiste autour d'elle mais elle a un handicap inconnu donc... Elle fait beaucoup de progrès depuis 1 an et n'est plus renfermé, ne fait plus de colère incontrolable, sait lire ......

tout cela pour vous expliquer que ma fille avance, elle a une volonté et on met en place des choses pour qu'elle soit le plus autonome possible.

MAIS.... quelle bataille avec la MDPH, la CPAM et divers administrations !!!!

Dysfonctionnements :

Tout d'abord un psychologue scolaire qui s'obstine à envoyer votre enfant vers une école spécialisée : Elle fait faire des tests à votre enfant pour faire un bilan et d'après ce bilan elle dit si votre enfant est orienté mais.... le test pratiqué est le même que pour un enfant normal et dans certains cas fait sans la présence de l'AVSI. Pourquoi ? Je ne sais pas si vous le savez mais ce test est basé sur la rapidité, logique et réactivité...tout le contraire d'un enfant autiste par exemple. Le test est donc inadapté aux enfants avec handicap et pourtant on s'en sert pour orienter des enfants.

j'ai un protocole de soins établi par le généticien pour prendre en charge les soins mais il ne marche pas, la CPAM ne veut pas prendre en charge les spécialistes notés sur ce protocole. j'ai appris que le protocole peut fonctionner si je passe par un établissement spécifique comme un CMP. Alors je pose la question pourquoi un psycholotricien ou ergothérapeute est pris en charge à 100% par la CPAM en passant par un CMP et pas en libéral ??? J'ai appris aussi qu'une journée en CMP coute à la CPAM 700 euros /jour /enfant taxi compris mais refuse 148 euros / mois / enfant pour un psychomotricien libéral. les CMP en Province sont overbookés, liste d'attente de 2 ans, qu'est ce qu'on fait ??? on laisse végeter notre enfant en attendant une place parce qu'on a pas les moyens ou bien on prend un libéral mais cumul les frais et le budet familial en patit ???

Actuellement, ma fille suit 2 séances en orthophonie mais en Province c'est dur de trouver un orthophoniste, je fais 44 kms pour y aller (soit 704 kms/mois et la CPAM me prend en charge que 0,35cts du kms sur la base de 226 kms/mois).
Ma fille suit 1 séances de psychomotricité / semaine soit 4/mois à 148 euros non remboursés + 200 kms/mois à mes frais)
J'ai eu des séances avec la psychologue comportementaliste à 50 euros x 4/mois
ma fille a besoin de séance avec un ergothérapeute mais c'est 57 euros la séance à raison de 8/mois soit 456 euros/mois + le materiel informatique (ordinateur, imprimante scanner,...) 821 euros.
J'ai 6 enfants comment faire pour payer tout cela et aider mon enfant sans que les autres soient pénalisés.

Ma fille a besoin d'être équipé en informatique dû à ses troubles praxique mais la MDPH ne veut pas. Je suis passée en recours et j'attend encore depuis février. On conduit ma fille droit vers un échec scolaire. La MDPH m'a expliqué que c'était prématuré... ma fille à 9 ans. Puis elle m'explqque que tout le monde sait que dans les écoles il y a des ordinateurs donc ma fille n'a qu'à se faire la main dessus... pas de chance l'école de ma fille attend désespérement des dons car la commune n'a pas les moyens. Quelle excuse va t'elle avoir cette fois ?

Je voudrais rajouter qu'il est incroyable pour une commission de la MDPH qui décide de l'avenir de votre enfant de ne pas mettre des spécialistes autour de la table... pas de psychomotricien, d'ergothérapeute, orthophoniste, psychologue.... elle ne fait même pas une enquête pour savoir comment ca se passe en classe ou au moins faire venir l'AVSI pour avoir son avis. Pire, la MDPH ne connaît même pas votre enfant !

Je pourrais en écrire des pages mais pour résumer une loi donne le choix aux enfants handicapés de pouvoir être scolarisé dans un établissement normal mais rien n'est fait pour la suite. Les enseignants ne sont pas formés, les AVSI ont 60 heures de formation sur l'handicap en général et il faut changer tous les 2 ans ce qui est déstabilisant pour l'enfant. Les spéacilistes en libéral ne sont pas pris en charge par la CPAM, la MDPH se fait réticente aussi. En faite, si vous n'etes pas des battants, si vous n'avez pas d'argent tout nous pousse à mettre notre enfant dans des institutions spécialisées comme avant.

Écrit par : Morin | 06/07/2012

Il est difficile déja de scolariser nos jeunes porteurs de T21;il est plus difficile encore de passer a un parcours de professionnalisation.L'implication familiale et le reseau social des parents sera l'element determinant .Difficile de faire moins égalitaire!!!.Sans le soutien d'un service d'accompagnement(cap emploi deborde) la disparité sur le territoire est d'autant plus visible .Et que dire de l'avenir ,je rêve d'appartement therapeutique,et de service de socialisation ou je démenage parce que cela existe ailleurs?

Écrit par : BELGODERE | 27/07/2012

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